dimanche 4 septembre 2011

Tout ce que vous vouliez savoir sur "l'Afrique à Paris", selon lepoint.fr

Sur le site du point.fr, cet article signé Valérie Marin La Meslée :

 « Un superbe livre, véritable mine d'informations, nous entraîne à la rencontre d'immigrés africains de la capitale. Décalé, réjouissant et ludique. 
Connaissez-vous la rue de Tombouctou ? Et celle du Congo ? Savez-vous reconnaître un "bazin riche" et un "tabouret du chef" sur les têtes des Africaines de Paris ? Et leurs types de tresses ? Vous ignorez encore tout du safou, ce fruit délicieux passé au four, et de la très symbolique cola ? L'Afrique à Paris est d'abord le vade-mecum de tous ceux qui n'osent s'aventurer vers Château-Rouge et son marché fabuleux. Coloré, inventif, illustré de portraits, croquis et BD, cet album… »

La suite par là.



jeudi 2 juin 2011

Les Carnets de l'Afrique à Paris sur RFI

Catherine M'Boudi et Alain Korkos participeront à l'émission Si loin, si proche de Ludovic Dunod, samedi 4 juin sur RFI à 12h10 (89 FM à Paris) et sur les FM africaines à 16h10 T.U.
Elle sera pour l'occasion intitulée Paris noir et curieux, sera écoutable sur le site de RFI, sur la page de Si loin, si proche.
Dans Paris noir et curieux il est notamment question de Roissy, des safous, de la beauté des gens, des sentiments contrastés qui peuvent les animer, bref, on parle de l'Afrique à Paris, selon nos Carnets !
Ludovic Dunod nous a interviewés depuis l'Olympic Café, rue Léon, en plein après-midi.
Imaginez : la lumière dorée de juin  renforce le jaune cru du plafond ;
il fait tiède et nos verres glacés contiennent gingea ou coca.
Le journaliste a bossé son sujet, il a une belle sensibilité,
nous sommes heureux.
Les Sénégalais du quartier offrent quelques colas en guise d'amitié.
Ludovic goûtera aux safous, le soir même.

samedi 28 mai 2011

Des effets d'un reportage de M6 sur l'Afrique à Paris

Hier, une équipe de France O nous accompagnait dans Château-Rouge pour tourner 1min 30 sur le safou.  Nous avons pu constater les ravages du reportage diffusé par M6 en début d'année : non seulement les vendeurs à la sauvette rejettent la caméra, mais les passants également affichent du ressentiment.
Comme nous l'a dit une jeune femme, le reportage de M6 n'a montré ni les gens qui cumulent deux boulots pour s'en sortir, ni ceux qui sont actuaires ou architectes. Le reportage a fustigé la vente à la sauvette, la prostitution, l'illégalité et a mésestimé la réalité africaine à Paris.
Il serait très intéressant qu'une autre équipe fasse un reportage sur les dégâts d'un tel reportage.
Car... combien de gens ont maugréé et évité la caméra hier...

Sinon, bonnes nouvelles du livre ! Les témoignages sont unanimes : les Afroparisiens se reconnaissent dans nos pages, rient de ce que nous avons scénarisé, nous félicitent. Au Printemps de la Diversité, le petit guide a fait un carton et la fête était belle !


Se reconnaître dans un reflet : essentiel

lundi 16 mai 2011

7ème Printemps de la Diversité

À l'occasion du 7ème Printemps de la Diversité, Catherine M'Boudi et Alain Korkos dédicaceront Les Carnets de l'Afrique à Paris le samedi 21 mai 2011  à l'Imprimerie 168

168 rue de Crimée
75019 Paris
À partir de 16 heures

mardi 3 mai 2011

Encore sur les ondes !

Catherine M'Boudi et Alain Korkos seront les invités de l'émission Un après-midi à Paris animée par Olivier Daudé sur France Bleu, le mercredi  4 mai 2011 entre 14 h et 14 h 30.
Un après-midi à Paris sur France Bleu
pour la région parisienne seulement, 107.1 FM
La webradio est par là.

dimanche 1 mai 2011

Manu Dibango, motif des Carnets

Quand Alain et Catherine ont échangé sur le projet d'écrire et de dessiner à propos de l'Afrique à Paris, ils se sont découverts une étoile commune, dans ce ciel tropical : Manu Dibango.
Le saxo, l'homme, le symbole, le rire.
Manu, présent en France depuis 1949, témoin majeur de l'histoire des Noirs à Paris...
C'était décidé : ce livre passerait par la case Manu ou ne serait pas !



Pour Alain, l'admiration pour le musicien remonte à ses jeunes années ; il a même créé, en 1999, un personnage dont la physionomie était celle du génial Dibango dans un roman intitulé Cassette n°1 - Face A (Éd. Flammarion, coll. Tribal). Dans sa tête, le personnage de Samba Niang, grand médium international du Niokolo-Koba, n'était autre que le doyen Manu. Et tant pis si le Camerounais s'était transformé en Sénégalais !
Pour Catherine, la ferveur est forte depuis longtemps. De toutes les musiques, Sun Explosion reste son titre favori. Parce qu'électrique, déchaîné, interminable, rayonnant...
En 2004, lorsque Manu Dibango a été nommé ambassadeur de l'Unesco, Catherine était là pour un papier, non pour des photos ! Et pourtant, toute timide, elle n'arrêtait pas de griller de la pellicule, incapable (pour la première et la dernière fois) de faire son réel boulot.


Bref, en 2010, plus question de se cacher derrière un appareil photo : on était là pour écrire sur l'Afrique à Paris et c'était décidé : ce livre passerait par la case Manu ou ne serait pas !
Ce livre étant né sous une bonne étoile, en pleine coupe du monde de football, nous avons exposé à Robert Brazza, d'Africa n°1, notre projet de livre. Quand ce dernier nous a proposé de rencontrer Manu Dibango, nous étions fous de joie.


Début juillet, nous avons ainsi assisté à l'enregistrement de l'émission de Brazza et Dibango. Il y avait ce jour-là Philome, manager, et Sidonie la Tigresse, qui apparaissent tous deux dans Les Carnets de l'Afrique à Paris. Robert et Manu étaient impressionnants tant ils sont complices dans leurs dialogues.

A la sortie du livre, nous avons été invités par Robert et Manu et avons été interviewés, félicités, fêtés.
C'était un très beau moment. 
Merci !


mercredi 27 avril 2011

Afrique et Chine dans Paris

Dans l'émission d'Africa n°1 Les matins d'Eugénie, un auditeur à l'antenne regrettait que « les commerces de Château-Rouge soient tenus par les seuls Chinois ».
Évidemment, c'est faux. Plus de la moitié des commerces alimentaires sont gérés par des familles chinoises, qui ne savent pas toujours ce qu'elles vendent : les noms des denrées sont alors inscrits sur des étiquettes sommaires, avec des graphies approximatives. Une herbe au Congo ne porte pas forcément le même nom en Angola ou au Gabon. Les autres commerçants de fruits et légumes sont de l'Afrique centrale, d'Haïti ou du Liban.



Les commerces de cosmétiques sont le plus souvent aux mains de Togolaises ; les tissus restent majoritairement vendus par les Sénégalais,  les Béninois, et au moins une enseigne nord-africaine.
Les wax d'imitation chinoise, réalisés dans des synthétiques, se trouvent chez Toto, Boulevard Barbès.
Pas ailleurs. De plus, les salons de Château-d'Eau n'auraient pas le même charme sans la présence contiguë des coiffeuses afro et des manucures chinoises.
Bien souvent, les Afroparisiens s'approvisionnent chez Tang. La communauté africaine du XIIIème existe réellement, tandis que Belleville marie globalement les cultures. Et puis, Asiatiques et Africains s'entendent plutôt bien. Bien des gens ayant grandi à Douala connaissaient déjà dans leur enfance le commerce industrieux des Chinois.

Un livre ne se fait pas sans doutes, sans hésitations. Un matin de septembre 2010, dans une supérette, le caissier, ivoirien, parlait à une cliente, vietnamienne. Chacune de ses phrases était ponctuée par un « n'est-ce pas cousine ?».
Ces cinq mots,  « n'est-ce pas cousine ?», confirmaient la perception que nous avions du sujet : Chine et Afrique cohabitent paisiblement à Paris.